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Le bloc-notes de J.M DELATTE

L'art de "conjuguer" en politique !

17 Février 2011 , Rédigé par JM DELATTE Publié dans #Archives 2010 - 2011

 

Je n’ai pas d’à-priori partisan et m’intéresse à tout ce qui touche (présent), à tout ce qui touchera (futur) et à tout ce qui toucherait (conditionnel) l’évolution de notre canton rural. C’est un peu l’exercice que je viens de faire en lisant sur le site de Francis ELU (www.franciselu2011.fr) son programme. Le http… vous le taperez vous-mêmes si vous souhaitez visiter le site. J’ai respecté mon éthique et reste « observateur ».

 

Je regardais les grandes lignes du programme. Elles commencent toutes par « Nous nous engageons »… C’est la forme du présent actuel… mais il fallait commencer par le passé simple « Nous nous engageâmes » pour la première page et « Nous nous engagerions » au conditionnel présent pour la dernière page ! Au milieu, « Nous nous engagerons »… pour le futur simple ! Le temps présent ne vit qu’un instant et l’avenir ? Qui peut avoir la certitude que ? Qui peut prétendre que ? Il peut y avoir des « accidents » de parcours indépendants d’une volonté ! Qui peut maîtriser le phénomène gravissime de « l’abstention » ? Personne ! Hélas !  

 

 

Je vais, sans les détailler, les prendre une à une, dans l’art de conjuguer :

 

  • ·         EMPLOI : « Nous nous engageons à soutenir toutes les actions en faveur de l’attractivité et du développement économique de notre territoire ». Tu as eu raison d’employer l’expression  «  notre territoire » et non pas « notre canton »… car tu aurais reçu une volée de bois vert… Je dois avouer, que j’ai eu à subir le même sort quand j’osai parler des EFFANEAUX !

 

  • ·         SANTE : « Nous nous engageons à la création d’un pôle de santé… » Si tu veux parler de la future construction de la maison médicalisée pluridisciplinaire de CROUY… Oui, l’usage du présent s’impose car cette réalisation fait partie d’un contrat de décembre 2010 signé au Pays de l’Ourcq. Puis « Nous voulons relever le défi de la mise en place d’un service de garde de nuit et du Week end ». Alors, il y a dans cette affirmation une ambiguïté : S’agit-il d’un service de garde dans cette future maison pluridisciplinaire ou s’agit-il de nous offrir un service de garde de nos médecins et pharmaciens ? Il faudra le préciser… Et si tel était le cas, il faudra beaucoup se battre…

 

  • ·         HANDICAP : « Nous veillerons – l’usage du futur et non plus du présent !- à la mise en œuvre du projet qui énonce le principe de droit à compensation du handicap »… A voir !


  • ·         SECURITE CIVILE : « Nous nous engageons à rester les partenaires de ceux qui en sont les acteurs »…  C’est la moindre des choses !

  • ·         TRANSPORTS : Là, pour ce chapitre, la conjugaison n’est plus « Nous nous engageons… » Simplement émettre l’idée ; « Sur notre canton PROMOUVOIR le transport à la demande et les circulations douces. » Ici, on ne prend que le verbe sans conjugaison ! Utiliser les différentes conjugaisons possibles « Nous promouvons » (présent) – « Nous promouvrons » (futur simple) – « Nous promouvrions » (Conditionnel présent) aurait été un acte d’engagement…

     
  • ·         AMENAGEMENT NUMERIQUE : « Nous créerons un fonds de soutien aux initiatives qui favorisent le développement numérique dans le secteur rural »… Pourquoi utiliser le futur ? Il FAUT IMPERATIVEMENT développer l’internet haut débit en milieu rural ! Comme sur la MARNE, on rame !

L’art de conjuguer est un art facile pour le politique.

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