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Publié par JM DELATTE

Comme toutes celles et tous ceux concernés par le devenir de cette entreprise, la situation demeure plus que préoccupante. Le temps du « Pharaon de l’imprimerie » est une page tournée. Cette image était celle de Monsieur Jean DIDIER en 1992 : « Les pharaons ont construit des pyramides pour durer. Moi, aussi, j’ai voulu marquer mon temps »… Du haut de cet ensemble pyramidal de plus de 30 mètres, il contemple « son » usine, celle du petit typographe qu’il était ! Réussite sociale ? Certainement. Réussite industrielle à l’époque ? Oui. Il était « loin » l’imprimeur de la route d’Echampeu à LIZY. Les années fabuleuses 1964 à 1988 se sont éloignées.

 

1989, changement de stratégie, changement d’image de l’imprimerie française, construction du complexe industriel de MARY SUR MARNE. L’investissement « lourd » du site et de sa modernisation engendrent les premiers cumulus. Le ciel marysien se charge d’alto cumulus, signe d’orage imminent. Le manque de fonds propres était à l’origine des premiers déboires. Il est temps de recapitaliser la dette et en particulier le crédit-bail d’un montant de 1,5 milliard de francs (228  millions €).

 

1993, la situation est plus que périlleuse : endettement global du groupe de 2 milliards de francs pour un chiffre d’affaires de 2 milliards 1. Un repreneur se profile : QUEBECOR.

 

1995 : QUEBECOR reprend à 100 % les ACTIFS de LA FINANCIERE Jean DIDIER et procède à une augmentation de capital de 350 millions de Francs destinée à la restructuration financière de l’IMPRIMERIE Jean DIDIER.

 

Malgré cette nouvelle donne financière, les plans sociaux vont se succéder.

 

2008 : Le fonds d’investissement néerlandais HHVB rachète QUEBECOR et devient CIRCLE PRINTER’S

 

2011 : La crise frappant notre économie à tous les niveaux, CIRCLE PRINTER’S se place en « redressement judiciaire ». Environ 500 emplois sont menacés par un Nième plan social.

 

Un repreneur se profilera-t-il ? Ou bien ….  QUOI ?

 

Alors de ce drame qui frappe l’emploi, le tissu économique vital de notre canton, chercherait-on à en faire une « récupération politique » ? Nous sommes dans une sphère privée et je ne vois pas en quoi il a été opportun, à l'heure actuelle, d'ajouter cette  petite phrase ; « On ne vous a pas souvent vu » !

 

Les « ballets médiatiques » des uns et des autres suffiront-ils à faire basculer

le cours des évènements ?

 

 

Si quelqu’un doit être vu et pourrait – peut être - influer sur le sort de l’entreprise, c’est le Ministre de l’Industrie !

 

 

Les banques ont été « sauvées »...

Alors pourquoi ne pas peser sur elles pour SAUVER le SOLDAT DIDIER ?

 

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