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Publié par JM DELATTE

copé fillon

Voici déjà plusieurs jours que la guerre des tranchées s’est installée – de mauvais gré ou de force - tant dans les états-majors que dans les annexes. Sont-ils devenus jusqu’au  boutiste ou kamikaze ?



Chacun des deux belligérants reste dans son camp retranché. La guerre – surtout médiatique –distille dans la presse, les ondes, les réseaux sociaux, tous les messages, toutes les petites phrases, toutes les images que nous, petits français, ne souhaitions pas voir. Insensé ! Inadmissible ! Intolérable ! Une « saga » agaçante et délirante où coqs, poulettes, poulets, se volent dans les plumes à en veux-tu, en voilà ! La basse-cour est dans la merde !



« Mais de quoi te mêles-tu, mais pour qui te prends-tu alors que tu n’as pas participé au vote ? Tu nous as lâchés il y a longtemps ! Et puis tu n’es plus des nôtres… » Ce sont mes « ex-compagnons » d’arme qui n’ont cesse de m’adresser leur carte postale souvenir d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître – un temps révolu pour moi - ! Je ne peux pas les laisser dire car je n’ai nullement besoin ni d’une piqure de rappel, ni d’une leçon de morale ! Alors, je vais être franc avec eux en me replaçant dans le contexte actuel, mais permettez-moi, auparavant, ce petit rappel des faits.





J’avais vécu – sans subir – la guerre fratricide GISCARD / CHIRAC ! J’avais des convictions – j’en ai toujours d’ailleurs, heureusement - et ne me battais pas pour un « bonhomme » ! Des coups, j’en ai pris plein la gueule. Vous étiez encore en culotte courte à l’époque ! Des quolibets, combien en ai-je entendus ! Des menaces proférées à mon égard – « Tu voteras à l’hosto » -, comme envers ma famille, je les ai « supportées » ! Puis, après le temps des « frictions », vient le temps de la réflexion ! Ouf ! Je n’étais plus un « godillot » ! Je n’avais plus le culte du petit soldat que l’on envoyait guerroyer quand tous ces faiseurs d’angélisme restaient planqués dans leur pré carré. J’étais LIBRE de mes pensées, de ma parole, de mes gestes !



Aujourd’hui, ce parti qui se voulait, dans son éthique, rassembler les composants de la droite (U.D.F et R.P.R) part à vau-l’eau ! Pourquoi ? Je vais tenter d’y répondre en « ex-godillot ».



Ce vote qui vous a été offert (Et c’est bien là  une « première ») pour désigner un leader, un chef capable de montrer un cheminpas de croix – aux Françaises et Français qui redoutent que celui restant à définir par une « majorité » aussi hétéroclite qu’hétérogène ne soit que celui qui conduise le pays sur la voie de garage ! Je comprends cette anxiété – et il m’arrive de la partager -. Mais les belliqueux belligérants – pas co-gérants, mission impossible – n’ont eu cesse de se la jouer « perso » car, dès le départ, le fondement même du vote était pipé ! Deux aspects vous étaient présentés : Élire un chef ET désigner la  motion qui deviendrait la « feuille de route » du chef. Naturellement, cette formulation ne pouvait pas vous être présentée. C’est donc – à mon avis - cette « inclusion  tacite » qui est la base d’un vice caché. N’était-il pas plus simple que les concourants représentent une motion à visage découvert ? Copé et sa « droite forte », Fillon et sa « stature de Lafayette » ! Pourquoi avoir voulu introduire cette notion de motion qui ne pouvait que cliver les deux candidats à la Présidence ? Les motions déposées, en fonction du résultat obtenu, devenant la stratégie obligée du chef élu. Comment, François FILLON, aurait pu gérer cette donne de « droite forte » - première motion – s’il avait été élu Président ? Tout le contraire de sa démarche morale !



Alors, où est donc passée la notion de rassemblement qui était le fondement de ce parti ?



C’est certainement – un simple avis et non une certitude – ce « mixed » - motion et candidat -  qui a fait que les deux candidats n’ont fait que se toiser au début de cette longue campagne qui avait commencée dans le « bon aloi ». Puis ce furent les « dérives », les « attaques personnelles », les « menaces »… Et, jusqu’à ce jour, l’enlisement ! Comme le disait le Général : « La chienlit » !



A 50/50, le clivage était consommé. Deux personnalités, deux styles, deux visions différentes sur l’art et la manière d’incarner le rôle d’un Président. Pour l’un, le  combat – d’idées - à mener contre la « majorité et le Président» se fera à la kalachnikov, pour l’autre, il se fera au pistolet à bouchon ! Les deux tirent mais de façon différente !



Encore une fois, le « militantisme » - que je respecte – ne devrait pas être qu’un culte voué corps et âme au chef, aux idées du chef, au bon vouloir du chef. Vous avez droit à la parole. Pourquoi laisseriez-vous uniquement vos petits chefs décider pour vous ? Vous êtes le terrain, eux sont le bureau – exécutif ou d’exécution - ! Ne vous laissez pas exécuter !



Bon, si la cyberguerre doit encore se poursuivre, rendez-vous donc aux cybercafés de l’UMP ou du R-UMP, et délivrez votre message : « Messieurs les « ego » égaux, stop, çà suffit. C’est bientôt Noël et nous ne sommes pas vos jouets animés » !



Quant à moi, je vais continuer mon chemin en me disant « Oh, vieux, tu l’as échappé belle » !



Quant à vous, mes chers ex-compagnons, ne m’envoyez plus vos clichés souvenirs. Conservez-les car un jour, peut-être, ils resurgiront de votre subconscient et vous feront revivre ces moments tragi-comiques qui vous auront tant marqué ! C’est en prenant de la bouteille- pas en prenant la bouteille -  que l’on acquiert le sens du discernement, de la réflexion en laissant l’affectif en retrait.



Bien à vous.

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