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Le billet de J.M DELATTE

C'était du Boris VIAN, c'était une autre époque !

5 Septembre 2013 , Rédigé par JM DELATTE Publié dans #Mon point de vue

13-09-02-hollande-obamaCette chanson ne date pas d’hier. MOULOUDJI l’a créée en 1954, dans une version pacifiste, après la défaite de l’armée française à DIEN BIEN PHU. Elle a été reprise, la même année par Boris VIAN. Un extrait ? Le voici :

Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C´est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m´en vais déserter

Le peuple français, dans sa grande majorité, déserte ! Allez-vous le fusiller ? S’il est vrai que BACHAR AL-ASSAD a utilisé des armes chimiques pour lutter contre « son » - euphémisme – propre peuple, il doit être jugé pour crime contre l’Humanité. La « correction » envisagée ne résoudra en rien le drame syrien.

Pourquoi s’obstiner à vouloir lui donner une raclée, une correction ? N’y a-t-il pas assez de victimes collatérales dans ce conflit larvé entre sunnites, chiites, alaouites, que l’ensemble des européens à ignorer pendant des années ? A ce jour, 110.000 personnes sont mortes ! S’est-on un seul instant préoccupé du peuple syrien depuis le début de cette guerre civile et religieuse ? Non. L’usage de gaz toxique est devenu le déclencheur d’une  riposte « morale » tout comme le fut la détention d’armes de destruction massive de SADAM. La cruauté de l’homme n’a pas de limite : persécutions, atrocités en tout genre, attentats aveugles, incendies de lieux de culte, exécutions sommaires d’opposants…  Se préoccupe-t-on des milliers de syriens qui fuient vers d’autres cieux, pour l’instant cléments, mais que l’orage menacera par un embrasement sanguinaire  si « ils » décident d’une intervention ciblée punitive ? Va-t-on jouer les « illuminés de la morale bien pensante » en allumant le feu vers les pays limitrophes que sont le Liban, la Jordanie ?

Vous avez dit, Monsieur le Président : « Pas de troupe »… Pour l’instant…  Mais si votre « allié » du jour décide d’attaquer et d’envahir la Syrie - comme il l’a fait en se basant sur l’hyper mensonge et les pièces truquées en Irak – suivrez-vous ? Le Président CHIRAC n’avait pas suivi la troupe ! Il avait volontairement déserté. L’a-t-on fait fusiller ? Non, nous l’avons remercié pour ne pas être entré en guerre dans un conflit qui – et vous le savez aussi bien que moi – n’a rien apporté de plus au peuple irakien si ce n’est que la lâcheté quotidienne des attentats par voitures piégées, des règlements de compte religieux, tribaux ! Rien n’a été résolu ! L’échec !

Où sont donc passés nos Ministres des Affaires étrangères européens dans ce conflit pas si étrange qu’ils « connaissent » depuis des années ?  Ils ont fermé les yeux ! Ils sont restés muets ! La « diplomatie » ne se fait que dans les couloirs sans pouvoir.

Bien sûr, Monsieur le Président, vous êtes le chef des Armées. Notre Constitution vous permet d’engager nos forces armées sur des théâtres extérieurs sans avoir l’avis du Parlement. Je respecte notre Constitution. Tout ce « remue méninge » n’est que « tricot stérile » ! Vous pourriez, au moins, vous adresser au peuple de France !

Ce sera donc à vous seul de décider si la France s’engage à « corriger » Bachar Al-Assad pour l’utilisation d’armes non conventionnelles si les faits sont avérés et prouvés sans aucune falsification de circonstance. Ce sera à vous de voir, si cette action de représailles au nom de l’ingérence morale n’aura pas pour conséquence d’embraser le conflit aux pays limitrophes. La suite – car il n’y aura jamais de fin – vous l’épouserez en votre âme et conscience.

Sachez que je ne joue pas au « Ponce Pilate » en me lavant les mains du sang de ces victimes innocentes par ma désertion purement physique mais n’étant ni Dieu, ni Prophète, je n’ai pas le pouvoir de frapper un tyran sanguinaire parmi tant d’autres.

Et que réservera l’avenir après la « correction » administrée ? La Syrie sera toujours peuplée de 80 % de Sunnites, de 10 % de Chiites, et de quelques rares Alaouites survivants ! La guerre entre eux continuera tout comme elle continue dans les pays de la révolution. Ouvrons les yeux !

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