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Le bloc-notes de J.M DELATTE

Une certaine gauche en ébullition ?

17 Août 2021 , Rédigé par Delatte JM Publié dans #Mon point de vue, #Réflexion personnelle

Une certaine gauche en ébullition ?

La crise afghane met le feu à la pétaudière d’une partie de la gauche qui s'oppose frontalement à Emmanuel Macron, ulcérée par l'une des dimensions de son allocution consacrée à la crise afghane et lui reprochant de déroger à un impératif de solidarité envers les réfugiés. Allons donc, Mesdames et Messieurs les bobos de la gauche caviar, les donneurs de leçons, ouvrez donc en grand vos appartements, vos maisons de campagne, à tous ces pauvres gens qui fuient le régime taliban ! Certains de ces afghans n’ont pas attendu la prise de parole du Président. Quelque 800 âmes sont dans l’hexagone depuis quelques semaines !

Le Président Macron a pourtant employé les mots de « notre devoir » et de « notre dignité de protéger ceux qui nous aident: interprètes, chauffeurs, cuisiniers et tant d'autres ».

Mais la prise de parole présidentielle ne visait pas à ouvrir les vannes en grand, et le chef de l'Etat a préféré pointer un risque migratoire éventuel : « Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants qui mettraient en danger ceux qui les empruntent, et nourriraient les trafics de toute nature. La déstabilisation de l’Afghanistan risquerait également d’entraîner des flux migratoires irréguliers vers le continent européen. »

Et pour les harkis… Vous avez oublié leur drame ? 

Camp de RIVESALTES

Les harkis sont des Algériens qui se sont engagés dans les forces françaises durant la guerre d'Algérie. Le mot vient de l'arabe "harka", qui signifie "mouvement", et qui désignait des unités paramilitaires mobiles qui servaient lors de la période coloniale. A la fin de la guerre, ils sont plus de 60.000. Après le cessez-le-feu, et contrairement à l'accord entre les deux parties, ils sont victimes de persécutions de la part du nouveau pouvoir en Algérie. Le nombre de morts est évalué entre 10.000 et 150.000. Quelque 42.500 harkis ont aussi regagné la France par une procédure de rapatriement. Ils sont hébergés dans des camps d'accueil militaires (comme Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales), dans des hameaux gérés par l'Office national des forêts, chargés d'employer et accueillir certaines familles, ou dans des cités proches de grandes villes, dans des foyers de la Sonacotra (Société nationale de construction de logements pour les travailleurs).

Les harkis, auxquels Nicolas Sarkozy a rendu hommage en 2007, à Perpignan, reconnaissant la « responsabilité historique de la France dans leur abandon ». Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962, consacrant le retrait français d'Algérie, le gouvernement français rejette le rapatriement massif des harkis, pour lesquels la gauche française ne se mobilise guère car elle les assimile à des « collabos ».
Entre 25.000 et 60.000 harkis selon les estimations parviennent toutefois à partir pour la métropole avec les pieds-noirs.

Leur statut d'anciens combattants est reconnu en 1974 (en 2010 pour ceux restés en Algérie) et ils ont obtenu aussi la nationalité française dès les années 1960.

Et depuis, où en sont-ils nos « harkis » ?

Les guerres sont des calamités mais les fins de guerre font couler beaucoup d’encre !

L’histoire écrit une nouvelle page aujourd’hui !

Le théâtre des opérations n’est plus l’Algérie mais l’Afghanistan !

Mais quels liens avons-nous avec l’Afghanistan ?

Les forces de l'armée française interviennent dans la guerre d'Afghanistan depuis fin 2001 dans deux opérations internationales distinctes : la « force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) » sous commandement de l'OTAN, et l'opération « Enduring Freedom » sous commandement américain. Les forces combattantes sont retirées fin 2012. La France a quitté l'Afghanistan en 2014, après treize ans d'intervention. Près de 4000 soldats français y étaient engagés, 89 d'entre eux sont morts dans l'exercice de leurs fonctions.

Et voici que l’histoire se réécrit : Les Afghans, qui au péril de leur vie, ont apporté leur aide à nos militaires déployés sur le théâtre des opérations, méritent – tout naturellement - NOTRE RECONNAISSANCE. Ils sont les « harkas » afghans !

Le Président MACRON n’hésite pas à mettre en avant un « risque migratoire éventuel » !

Je pense qu’il a eu raison d’évoquer ce problème car, notre « grande générosité », notre sens aigu d’un « humanisme légendaire » nous permettront-ils de séparer « le grain de l’ivraie » ?

Saurons-nous capables de prendre un engagement solennel de ne pas les abandonner à leur triste sort ? De ne pas les laisser croupir dans des camps de misère ? Comme les Harkis !

N’oublions pas NOS HARKIS pour autant ! Ils ont payé un lourd tribu !

 

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