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Le bloc-notes de J.M DELATTE

Mayday...Mayday... Ils nous balancent du "kéro" !

23 Décembre 2011 , Rédigé par JM DELATTE Publié dans #Mon coup de gueule

trainées cielEncore une fois, le «on dit » nous prive de la réflexion la plus élémentaire. Pour preuve, posez donc cette question à n’importe quel quidam : « C’est quoi cette traînée blanche derrière l’avion » ? Dans la plupart des cas, on vous répondra : « C’est du kérosène » !

 

« Regardez, toutes ces traces,  nos champs sont brûlés ! Je laisse mes ruches recouvertes de végétation car les feuilles protègent les abeilles du kérosène ! » J’en passe et des meilleures !

 

Alors, je m’énerve et ai de plus en plus de mal à supporter ces fadaises !

 

Je vais donc, pour la nième fois, vous préciser des points que vous ne devriez plus ignorés :

 

D’abord, les traînées blanches que vous apercevez dans le sillage d’un avion à haute altitude ne sont que des traces de condensation de la vapeur d’eau émise par les réacteurs. Il fait, en moyenne - 50° c à cette hauteur ! Quand vous sortez votre voiture de votre garage, en hiver, vous devriez constater qu’elle fume blanc… C’est la condensation des gaz d’échappement au contact du froid ! Ni plus, ni moins… Pour un avion, c’est la même chose ! Il en est de même quand l’avion est en « final » à proximité des aéroports. Les traînées blanches que vous apercevez sont, soit la condensation de l’eau (givre) sur les bouts des ailes et le fuselage, soit la dépressurisation de l’appareil. Ce phénomène n’a rien d’extraordinaire !

 

Vient le phénomène du « délestage ». Phénomène EXCEPTIONNEL, il faut le rappeler. Si un « incident au décollage » survient et oblige l’avion à revenir se poser après avoir dépassé la « vitesse critique », (je ne vais pas vous abreuver avec, V1, VR, V2…) il doit alors vidanger son carburant SI (à condition que) sa masse est supérieure à la masse maximale autorisée à l’atterrissage et inférieure à la masse maximale autorisée au décollage. Ce délestage est effectué dans des zones bien déterminées (au dessus de la forêt d’ERMENONVILLE pour le trafic Charles de Gaulle ROISSY). Le kérosène est alors pulvérisé dans l’air en fines gouttelettes par l’appareil volant aux alentours de 500 km/h. Notons que le délestage ne concerne que les gros porteurs.

 

Si je ne vous ai pas « convaincu »… tant pis pour moi !

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