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Publié par JM DELATTE

 

Je ne vais ni me poser en « moralisateur » ni en « procureur » mais cette « affaire » sème en moi un grand trouble. Je l’avoue, je n’appartiens pas au parti qu’il devait représenter lors des futures élections présidentielles 2012 mais j’ai une certaine admiration pour Monsieur le Président du F.M.I. Alors, je n’irai pas dans la voie des médias fussent-ils américains ou français pour commenter ce « triller » à cent sous, pour en tirer un scénario du genre « La déchéance ».

 

Je ressens un grand doute dans cette sombre affaire. Quand je découvre les « photos » d’un homme accablé, menotté, entouré de « gardes du corps » - qui avaient plus l’air d’être des croque- morts que des policiers en civil – j’éprouve un grand désarroi. Quand je vois les « unes » de certains journaux américains, j’ai une grande frayeur ! Et puis, en un mot, j’ai un grand doute sur cette affaire. Pourquoi un homme de sa trempe, de son intelligence, de son rang aurait-il agressé sexuellement cette « gentille dame, consciencieuse dans son travail, et qui se permet d’entrer dans une suite sans se poser la question si la personne occupe encore les lieux » ? Une simple anecdote : Cela ne m’est pas inconnu, car lors d’un séjour Newyorkais, au Hilton (non, je n’étais pas bling-bling, simplement peut-être plus argenté qu’aujourd’hui… C’était en 1975 ! Les trente glorieuses) je déplorais auprès de la Direction les visites « intempestives et nocturnes » de la femme de chambre qui venait, soit disant, changer le linge de toilettes… Les Français seraient-ils plus dégueulasses que les Américains ? Résultat ? Deux « cailloux » photo NIKON avaient disparus. J’étais à JFK Airport quand je m’en suis aperçu ! Je n’avais pas de portable, j’allais embarquer !

 

Cet homme méritait-il une telle couverture médiatique aussi dégradante tant dans la presse écrite que télévisée - même si les faits reprochés s’avéraient- ? Il était Monsieur le Président du F.M.I.

 

Je tiendrais seulement à dire, à l’ensemble de la Presse, de marquer ses « réserves » tant que DSK bénéficiera de la « présomption d’innocence ». Après, les « chiens » pourront se ruer sur l’os pour faire du papier ou de l’audimat.

 

NON, on n’abat pas un homme dans le désarroi le plus complet.

 

Laissons-le face à sa Conscience.

 

Quant à son éventuelle « participation » au primaire socialiste et à la présidentielle 2012, même en cas de relaxe, il en restera des séquelles. Francis BACON écrivait : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » (extrait de l’essai sur l’athéisme).

 

Pour fermer ce billet, j’ai repris cette citation de Diane de BEAUSACQ (1829-1899) : « La calomnie est comme la fausse monnaie : bien des gens qui ne voudraient pas l’avoir émise la font circuler sans scrupule ».

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