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Publié par JM DELATTE

bonne année2013Quelques heures nous séparent de la nouvelle année et je réfléchis – à haute voix – au discours du Président.

 

Depuis son élection, je suis encore à me demander si son costume est celui d’un danseur de tango – 1 pas en avant, 2 en arrière ou sur le côté – ou celui d’un rugbyman qui ne cherche qu’à botter en touche.  Un jour, il fait du Sarkozy de gauche et le lendemain du Hollande de droite !  Je n’arrive pas à distinguer le cap surtout par temps de brouillard épais ! Même avec le G.P.S (gros plan socialiste) calé sur 60 mesures, il cabote et à chaque escale, ses « alliés » de circonstance - ou de copinage - prennent un malin plaisir à le faire capoter !

 

Pour aller d’un point à un autre, rien n’est plus court que la ligne droite ! Pourquoi donc emprunter des lignes brisées ? Dès son accession au trône de France, il se devait de dire à toutes et tous que le changement c’était maintenant – pour l’équipe dirigeante - mais que le changement pour le rêve, n’était qu’un slogan de campagne tout comme celui de la France forte ! L’épousée n’avait pas de dot mais des dettes ! Et ce fardeau que nous devons, devrons supporter n’était pas le fruit inique et unique d’un seul homme mais du politique qui depuis plus de 30 ans, n’avait pas osé corriger le tir dans nos dépenses publiques ! Ils n’étaient pas tous énarques mais G-Men au Club !  Vous y aviez cru, pas moi ! Le temps était couvert et ce bien avant Sarkozy !

 

Le leitmotiv, le Credo que l’équipe dirigeante nous ressassent - tel le ressac des vagues – c’est l’emploi ! Ils en parlent à toutes les sauces : piquante, aigre-douce, amère, hollandaise ! Mais avant l’emploi, il faut le travail et qui parle de travail doit parler de compétitivité car sans compétitivité – mondialisation oblige – il n’y a pas de travail donc pas d’emploi ! Devrait-on revenir à l’époque de l’Allemagne de l’Est où ils étaient sept sur un manche de pioche pour avoir le plein emploi ?  Non ! Bien sûr ! Le temps du « Moi, président de la République, je … » est révolu ! Je suis Président de la République et j’agis ! Il y aura des « cocus », des mécontents, mais j’assume ! L’idéologie n’est plus de mise ! Je ne suis pas Louis d’or mais Président !

 

La mesure phare de la taxation à 75 % a été retoquée !

 

Mais pourquoi donc ne pas avoir offert – façon de dire – la possibilité de toucher des O.A.T à cinq ou dix ans contre des picaillons versés illico  presto ? Il n’y avait rien de confiscatoire, au contraire ! C’était plus élégant moralement et plus favorable économiquement que d’adresser un gros chèque à des contribuables privilégiés ! A moins de considérer que l’emprunt français est aussi généreux que l’emprunt russe de 1906 !

 

Bon, j’arrête car voici la sempiternelle séance des vœux !

 

Répétition générale au studio « France à votre écoute » :

 

« Moi, devenu Président de la République, je vous souhaite une très mauvaise année 2013.

 

J’espère :

 

Que le déficit  abyssal de la Sécu continuera à s’accroître et que vous allez choper une maladie inguérissable !

Que les caisses de retraite n’auront plus de picaillons  pour payer vos vacances de rentiers !

Que le chômage va continuer à augmenter tout comme vos impôts et vos charges sociales !

Que les prix vont continuer à grimper et que vos éconocroques vont fondre comme glace au soleil !

Que les prix des carburants, des énergies vont dépasser l’entendement et qu’il vous faudra fermer votre usine et déposer votre bilan !

Que nos partis politiques vont continuer à débloquer à qui mieux-mieux et que vous ne saurez plus où vous en êtes !

Que…

 

STOP, Monsieur le Président ! Vous ne pouvez pas dire çà  aux Françaises et Français !

En voici une façon de présenter vos vœux à la nation !

 

Eh bien, comment vous avait-on souhaité une année 2012, bonne ?

Et vous l’aviez trouvée bonne l’année 2012 ? Non ! 

 

Alors, confiance pour 2013, j’expérimente une nouvelle approche du problème ! Je suis maître en la matière ! »

 

Et pour finir cette fin d’année 2012, chantons :

 

« Allons enfants de l’utopie

Les jours de gloire sont arrivés,

Contre nous de l’économie,

Le bouclier fiscal est enterré ! (bis)

 

Aux larmes, citoyens !

Sortez votre pognon !

Payons ! Payons !

Que les gros banquent nos additions !

 

Nous entrons dans l’an nouveau

Au diable tous les suppôts

Nous y reprenons leur manière

Que nous critiquions naguère (bis)

 

Aux larmes, citoyens !

Sortez votre pognon !

Payons, payons,

Que les gros comblent nos addictions ! »

 

Je soliloquais… Mais je ne pense pas que le Président puisse nous souhaiter une « Bonne Année » !

 

Les bonnes années sont 30 ans, derrière nous !  

 

Ne perdons pas espoir cependant !

 

A vous toutes, à vous tous, je vous souhaite courage, santé et plein de petits bonheurs !

 

 

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