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Le bloc-notes de J.M DELATTE

Un Noël qui ne sera jamais plus comme avant !

23 Décembre 2020 , Rédigé par Delatte JM Publié dans #Mon point de vue, #Mon humeur !, #Voeux

Un Noël qui ne sera jamais plus comme avant !

Depuis quelques années déjà, j’ai une fâcheuse tendance à me détacher de cette fête qui allie deux aspects au combien antagoniques : le profane et le religieux. Depuis des années Noël est devenu une fête populaire déconnectée de son fondement religieux. C’est l’instant où l’enfant découvre « Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel, avec des jouets par milliers, n’oublie pas mon petit soulier… » devant « Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdure… » où guirlandes multicolores, boules, étoiles parent chaque branche.

Bien évidemment que ces chants pour mômes, je les ai entonnés ! J’étais, au lever du lit, avec mes frères, ébahi de voir l’orange dans nos souliers et les paquets cadeaux amoncelés sous le sapin ! C’était la consécration de l’avant !

C’était le moment d’enchantement quand le père LACROUTE installait le circuit de train électrique HORNBY (en O à l’époque !) dans la vitrine à MAGNAN ! Le garage « ESSO » avec ascenseur, les petites bagnoles « DINKY TOYS », les animaux de ferme en métal, la ferme… Sans oublier le must de l’époque, les boites de MECCANO ! C’était la magie de Noël, l’émerveillement de tous les gamins… Le rêve allait-il devenir réalité ? Il fallait attendre le 25 matin pour le savoir !

Les années d’enfance sont passées mais les traditions étaient ancrées. Il ne fallait surtout pas manquer la messe de Minuit, celle de la Nativité ! Il y avait, avant l’office, le « réveillon », tantôt chez les uns, tantôt chez les autres. J’ai toujours en mémoire ces bons moments passés avec les « MAGNAN », les « JEAN », les « GILET » en ces soirs du 24 décembre.

Il était presque « Minuit Chrétiens, c’est l’heure solennelle où l’homme Dieu descendit jusqu’à nous, pour effacer la tache originelle et de son Père arrêter le courroux. Le monde entier tressaille d’espérance en cette nuit qui lui donne un sauveur… »

Le scribe que je suis, en cet instant, était aussi « petit chanteur » avec Daniel FERRIC, à la chorale paroissiale de LIZYMademoiselle JEANNE, notre organiste, tâtait de l’harmonium comme personne ! Une virtuose du clavier ! La chef de chœur, au pupitre et à la baguette, n’était autre que Geneviève ALLARD (Je ne suis pas certain de l’orthographe du nom… Mais qu’importe, le béret rivé sur la tête du personnage suffisait à la reconnaître).

Je revois ces messieurs, Jacques, mon père, Tiéno MAGNAN, Maurice RAIN, mon oncle BERNARD, Lucien JEAN et bien d’autres, perchés sur le banc du fond, à attendre l’ordre de chanter « Les anges dans nos campagnes, ont entonné l’hymne des cieux et l’écho de nos campagnes redit ce chant mélodieux… »

Et surtout ce cantique que je chantais en solo « Douce nuit, sainte nuit, dans les cieux, l’astre luit. Le mystère annoncé s’accomplit. Cet enfant sur la paille endormi… » avant d’enchainer « Il est né le divin enfant, jouez hautbois, résonnez musettes, il est né le divin enfant, chantons tous son avènement… » et de poursuivre : « Entre le bœuf et l’âne gris, dors, dors, dors le petit fils, mille anges divins, mille séraphins volent alentour de ce grand Dieu d’amour… » Le religieux se termine en attendant la venue des Mages !

La nuit semble s’annoncer calme pour le Papa Noël

Demain matin, sera un autre jour ! Le profane reprendra sa place. C’est l’heure de la course aux cadeaux, le sapin de la maison, la course chez le Pépé, chez la Mémé… Qu’y a-t-il devant la cheminée ? C’est la découverte ou la déconvenue !

Et puis, ce sera le repas traditionnel de Noël avec le boudin blanc, la dinde farcie, les marrons, les endives, la salade, le brie, la bûche… La joie de se retrouver toutes et tous réunis autour de la grande table du patriarche ! La grande famille réunie, un plaisir disparu… Les êtres sont mortelsLes fratries se désagrègent ! Et les souvenirs s’estompent ! Chacun a sa vie… Perdu de vue !

J’arrête le passé car je ne suis pas un homme dépassé par un passé passé !

Je pensais, en cette fin » damnée » 2020, revenir à cette « messe de minuit » qui, en mon for intérieur, marque et demeure un ancrage à mon éducation chrétienne. Malgré un couvre-feu qui ne sera pas appliqué en ce 24 décembre, j’ai « oublié » deux points importants : Le premier : Faute de vocation, même tardive, le corps ecclésiastique s’amenuise profondément et l’effet est immédiat : Pas de prêtres pour célébrer la Nativité ! Et puis, minuit n’est plus une heure de chrétiens… Le second, j’avais omis la consigne imposée par la jauge de 30 fidèles… Dans une grotte, je l’aurai compris mais dans un lieu de culte… Passons ! Une stupidité parmi tant d’autres ! Je ne parle que des jauges, pas des mesures barrières !

Alors, je me suis résolu à en faire mon deuil.

J’ai, cependant, conservé un lien précieux, qui lui aussi a tendance à disparaitre ou, au contraire, à engendrer et raviver des querelles clochemerlesques : La Crèche et de l’histoire qui en découle ! C’est une longue histoire !

Crèche de MELUN

Elle me permet de me faire une image – mon image et j’y tiens – de celle d’un petit bonhomme qui naquit dans une grotte et dont le destin était de sauver l’âme de celles et ceux qui l’approchaient ! Il était décrit tantôt « prédicateur », tantôt « agitateur permanent ». Il savait haranguer la foule face à une société déjà corrompue !

Il représentait, à mes yeux, ce personnage charismatique que j’aurais aimé rencontrer ! Il m’arrive, de temps à autre, de regarder « Jésus de Nazareth », film qui retrace les grandes étapes de sa vie jusqu’à la trahison de Judas et sa crucifixion ». Une œuvre cinématographique que j’apprécie pleinement.

Le Noël profane, celui du temps des cadeaux, des grandes réunions de famille, des repas, est devenu une image estompée qui ne s’imprime en ma mémoire qu’en trompe l’œil. Notre mode de vie, notre égocentrisme naturel, ont été les atouts de cette lente altération d’image.

Heureusement que tout le monde n’a pas la même perception que la mienne ! Quand le noyau familial se désagrège, cette fête devient un jour comme un autre !

Oui, sans éprouver la moindre gêne, je n’ai pas peur de dire : « Au revoir Noël » !

Bon Noël à vous toutes et tous car je ne suis pas égoïste !

Prenez soin de ceux qui vous entourent !

 

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