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Le bloc-notes de J.M DELATTE

J'entretiens cette page pour exprimer mes convictions, dire mes coups de coeur, pousser des coups de gueule, publier des photos et tenter quelquefois d'avoir de l'humour. La chronique de l'air du temps ! Celui qui se présente à mes yeux ! Ma façon de revendiquer ma LIBERTE ! Exprimez-vous ! Suivez-moi et inscrivez vous sur ma Newsletter. Ni pub, ni enregistrement de données ! Accès sécurisé ! Accès gratuit. Un gaulois et fier de l'être !

Cette leçon vaut bien un fromage !

Publié le 15 Décembre 2010 par JM DELATTE in Archives 2010 - 2011

Eh bien hélas, trois fois hélas, le projet - tant défendu par la Communauté de Communes du Pays de l’Ourcq - pour la construction d’une unité industrielle de transformation du chanvre sur le terrain de la ZAC de GRAND CHAMP ne se fera pas… Ni à LIZY, ni aux EFFANEAUX… Il se fera à COULOMMIERS !

Alors, je l’avais retardé mais je ne puis m’empêcher d’avoir ces quelques mots à l’égard de Monsieur le Député Maire de cette cité liée à l’un de nos fleurons du patrimoine fromager français : le véritable coulommiers au lait cru de nos bonnes vaches briardes !

800px-Coulommiers Seine-et-Marne boite

Que vous eussiez, Monsieur RIESTER, conquis une nouvelle concession, du pays de Meaux par exemple, de la marque que vous représentez ne m’eût pas gêné mais que vous nous « preniez » notre usine de traitement du chanvre m’afflige. Vous connaissez, je le pense, la problématique de notre canton où la ruralité s’impose : l’emploi industriel ! Sincèrement, aviez-vous « besoin » de cette nouvelle « conquête » pour la faire figurer sur votre profession de foi lors des prochaines législatives ?

Que vous eussiez développé la filière du fromage « made in coulommiers »,  je l’aurai compris et même « encouragé » en mangeant un peu plus de vrai Coulommiers ! Eureka ! Maintenant, avec les résidus de chanvre (tourteau) vous allez pouvoir doper la production laitière ! Il vous fallait cette complémentarité pour assurer la pérennité de notre bon COULOMMIERS ! Et tant pis pour le Canton de LIZY !

Au fait, qu’est-ce-qui se vend le plus dans les boutiques « duty free » de ROISSY ? Le fromage (le Camembert AOC en particulier) et les parfums ! Tous les deux expriment des senteurs !

Heureusement qu’il vous reste quelques rares exploitations pour fabriquer ce véritable fromage fermier du terroir. Eh, oui, les productions de cet « ersatz », qui n’a rien de columérien, que l’on trouve un peu partout, deviennent industrielles et exogènes ! L’industrie agro-alimentaire, les grandes surfaces, nous fabriquent et nous vendent ces « produits » dits de « Coulommiers ». La honte mais je crois que dans la prochaine décennie, la génération FAST-FOOD rejoindra le LOW-FOOD qui se développe ! Fort heureusement !

Le Coulommiers, le véritable, le traditionnel n’a pas son pareil pour les papys – non – les papilles naturellement.

Je ferme cette parenthèse pour ne point vous importuner davantage mais sachez que la « solidarité » de nos députés de Seine et Marne nous a montré une vilaine image ! C’est, peut-être, la devise des nouveaux « mousquetaires » : le tout pour moi, rien pour les autres !

Longtemps, je l’ai écrit, je l’ai rabâché, le projet des EFFANEAUX, je n’étais pas POUR ! Seuls, les « imbéciles » ne changent pas d’avis. Ce n’est pas un virage à 180° « politicien ou politique » car j’ai toujours des « interrogations » qui n’ont jamais été levées, mais une prise de conscience globale (et non plus individuelle) face aux défis de l’emploi qui nous attend dans ce canton RURAL. L’emploi n’est ni de « droite », ni de « gauche » ! Je sais encore faire abstraction de mes « visions personnelles » et aller vers l’intérêt général. D’autres suivront-ils cette démarche qui croit à la RESPONSABILITE et oublie le culte du MOI ? Peut-être…

Alors, laissons là, les débats byzantins sur la nature du projet et ses aspects financiers. Souhaitons que nos deux communautés de Communes, porteuses de ce projet, trouvent, ipso facto, la manière rapide de le mettre en œuvre et de créer des emplois de proximité.

 Qu’importe la façon… pourvu qu’on ait l’emploi ! Qui occupera le site ? Qu’importe ! La finalité n’est-elle pas d’éviter de découvrir une « friche industrielle » avant l’heure.

Pour conclure :

« L’avenir nous tourmente, le passé nous retient, c’est pour ça que le présent nous échappe. »

Gustave FLAUBERT

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