Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Archives

Publié par J.M DELATTE

La vie, l’amour, la mort.

1981, après l’arrivée au pouvoir de François MITTERRAND, voici une première victoire de son ami de toujours, garde des Sceaux, ministre de la Justice, Maître Robert BADINTER, l’abolition de la peine capitale le 18 septembre 1981, à l’assemblée Nationale par 363 voix « pour » et 117 « contre ».

A l’époque, je l’avoue humblement, j’étais de ceux qui avaient milité pour celle-ci.

Je dois dire que cette prise de position morale, m’avait quelque peu été soufflée après la découverte et la vision du film de Claude LELOUCH, sorti fin janvier 1969 : « LA VIE, L’AMOUR, LA MORT ».

L’interprétation exceptionnelle d'AMIDOU, pourtant criminel impardonnable, m’avait profondément ému. Il était réellement coupable et la sentence a bien été exécutée. Les dernières images vous marquent et vous poussent à la réflexion ! C’était le premier film qui osait mettre sur la place publique (pas celle de Grève, lieu des exécutions capitales des régimes précédents), un film engagé pour ouvrir le débat sur « la peine de mort » !

En 45 ans, les temps ont bien changé !

Je n’ai suivi que deux affaires criminelles principales :

1972 – Exécution de BONTEMS et BUFFET

1976 – Exécution de RANUCCI avec cette affaire du « Pull-over rouge » signé par son ardent défenseur Gilles Perrault. Un point "d'erreur judiciaire" jamais éclairé !

Des progrès énormes ont été accomplis par les forces d’investigation avec l’usage de l’A.D.N ce qui limite « l’erreur judiciaire » !

MAINTENANT, j’ouvre le débat et reprends la déclaration de Karine LEMARCHAND qui rapportait, à juste titre, ses émotions, son état d’âme, face aux deux assassinats de LOUIS, 17 ans et LYHANNA, 11 ans, en défendant une position « radicale » (la sienne) et plaidant pour une justice plus sévère dans l'immobilisme politique caractérisé aujourd'hui. 

L’ignominie commise par des ADULTES, des MAJEURS, se doit d’être CONDAMNEE d’une manière exemplaire pour l’EXEMPLE !

Je pense à la réclusion criminelle à perpétuité réelle !

Quant à "l'excuse de minorité", elle ne doit pas être systématique !

Je sais, tout comme vous, qu’il faudra admettre que cette « pension à vie » coutera plus chère qu’un bout de métal dans le corps ! Une détention coûte à l'état, à nous, 50.000 € par an !

Quant au « coupe cigare Guillotin », il doit rester au musée de la République !

Je reprendrais les termes du Président MACRON, grand défenseur de l’abolition de la peine de mort :

« Cela a été montré, observé, mesuré. La peine de mort n'a jamais rendu une société plus sûre, parce qu'elle ne dissuade pas ! (euphémisme car elle n’a jamais été à l’ordre du jour depuis votre avènement !)

Où est l’EXEMPLE d’une peine DISSUASIVE ?

Encore et toujours cette forme de l'excuse :

« L'abolition, c'est la reconnaissance de la dignité humaine, C'est le fait que, quoique l'un ou l'une d'entre nous ait pu faire, nous n'avons pas le pouvoir de lui nier cette appartenance à notre humanité. Ce principe est la possibilité de vivre ensemble. Même avec le pire des hommes ou la pire des femmes, nous devons faire. Et nous ne pouvons lui nier sa part de dignité humaine. »

Vous osez parler de "DIGNITE" pour des assassins notoires ?

J'en perds mon latin !

Sachez, monsieur le Président, que je ne partage nullement votre point de vue car j’ai toujours condamné le pire et opté pour le meilleur !  

J’avoue que je me suis quelquefois trompé !

Quant à votre conclusion : « L'abolition de la peine de mort est l'un des rares droits humains en constante progression. Et l'espérance d'une abolition universelle constitue un horizon accessible. »

De quels pays parlez-vous ? De l'IRAN ? de la CHINE ? De certains états africains ?

Vous continuez à nous parler de l'abolition de la peine de mort alors que votre pays attend plus que jamais des mesures d'exception pour lutter contre la violence de plus en plus marquée chez vos compatriotes de tous âges, de toutes conditions !

Pourquoi oubliez vous votre pays, monsieur le Président ?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article