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Le bloc-notes de J.M DELATTE

J'entretiens cette page pour exprimer mes convictions, dire mes coups de coeur, pousser des coups de gueule, publier des photos et tenter quelquefois d'avoir de l'humour. La chronique de l'air du temps ! Celui qui se présente à mes yeux ! Ma façon de revendiquer ma LIBERTE ! Exprimez-vous ! Suivez-moi et inscrivez vous sur ma Newsletter. Ni pub, ni enregistrement de données ! Accès sécurisé ! Accès gratuit. Un gaulois et fier de l'être !

La mort d’un village…

Publié le 20 Janvier 2023 par Delatte JM in Actualités LIZY

La mort d’un village…

Fiction ou réalité ?

Je vais rester dans la fiction en espérant vivement me gourer !

J’ai fait, sciemment, appel à ma mémoire, à la vôtre également, pour revivre notre ruralité quand nous étions des ados vaccinés ! J’ai repris des « noms de famille », certains familiers, d’autres pas, de ceux qui ont marqué notre jeunesse jusqu’au jour où TOUT à basculer :

L’avènement du modernismeon ne parlait pas encore de mondialisation… elle était rampante – qui allait nous entraîner dans la spirale infernale du consumérisme

De par le vieillissement des commerçant(e)s du centre-ville – ils ne parlaient pas, EUX, de retraite… Le commerce était toute leur vie - les boutiques, les pas de porte, les immeubles, ont subi une métamorphose mortifère. Faute de dauphins familiaux, faute de successeurs, de repreneurs, l’immeuble qui abritait leur raison de vivre a été acquis par certains rentiers de l’époque pour en faire des « appartements » plus ou moins salubres. Les rares « pas de porte » se sont adaptés à une autre forme de commerce, avec plus ou moins de réussite.

Dans les années 68, il y avait 3 boulangers, 3 bouchers (dont un hippo), 1 charcutier, 4 épiciers (dont certains avec buvette), 2 marchands de chaussures, 1 poissonnier, 3 marchands de vêtements, 1 maroquinier, 1 imprimeur, 1 libraire, maison de la Presse, 3 magasins succursalistes, 2 fleuristes, 1 tapissier, 1 bourrelier, 1 cordonnier, 1 petit bazar, 1 marchand, réparateur de cycles, 2 quincaillers, 1 marchand d’électro-ménager, 2 électriciens, 4 restaurants, 1 grainetier, 1 marchand de meubles, 1 bijoutier, 1 photographe professionnel, 2 garagistes, 2 assureurs, 3 coiffeuses, coiffeur,  2 débits de tabac, 2 négociants en boissons, 2 banques ?, 1 pharmacie, 4 médecins généralistes, 1 géomètre, 1 notaire … et des industriels (sucrerie, ferro-nickel, Loriné, Madeira, Langlet, Comello…) et bien d’autres encore ! Pardonnez-moi, mais je n’ai pas toutes les cartes… Des omissions (je parle des années 68 et pas d’aujourd’hui !), il y en a car des mutations se sont opérées à cette époque.

Petit à petit les oiseaux sont partis… Les nids se sont vidés de leur substance.

La mort guette !

Que nous reste-t-il aujourd’hui ? Ni boucher, ni charcutier, ni marchand de 4 saisons… Le secteur de la boulangerie reste, pour l’instant, en pointillé !

Ne rêvons pas ! LIZY a muté !

Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaitre.

Sa population devient « cosmopolite ». Le lizéen est en voie de disparition…

Le commerce de proximité sera, de plus en plus, victime du consumérisme à bas prix !

Où il s’adaptera ou il crèvera !

Essayons de garder notre âme de village rural avec ses atouts même s’ils sont faibles.

Grandir apportera QUOI ?

Encore davantage d’investissements à réaliser dans de nombreux domaines (voirie, assainissement, écoles, stationnement, parking, transports… )

Gardons également nos commerces de proximité car, sans EUX, point de vie, point de sociabilité ! Le bistrot, café du commerce, se meurt ! Faire la queue devant la boulangerie permet encore une discussion !

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