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Publié par Delatte JM

Les urgences… ça urge !

Eh bien, quoique l’on en dise, les « urgences » passent bien après l’avènement du second souffle macronien instillé par l’homme de l’art, le complice, le « fidèle », le Premier Ministre !

 

L’urgence hospitalière est en grand danger. C’est un vieux constat d’une situation qui ne fait que de se dégrader ! Que le personnel d’encadrement, que le personnel soignant soit dans la rue, soit en « congés maladies », pour attirer l’attention de l’ex-toubib devenue Ministre sur une situation explosive, rien n’y change hormis les paroles – sans les actes forts -. « 

 

Oui, Madame la Ministre, vous qui fûtes de la profession pour l’avoir exercée depuis 1986, vous connaissez bien les dossiers de la santé mais… Votre silence est requis pour le poste que vous occupez, sinon…

 

Ce sujet a toujours été la pierre angulaire et la hantise de tous les gouvernements et présidents successifs.

 

Les urgences sont devenues les seuls lieux ouverts en permanence quand les autres acteurs sont absents ou défaillants. Et ne nous berçons pas d’illusions : l’âge médian des généralistes étant de 60 ans, le nombre de visites aux urgences, qui a doublé en vingt ans, risque de continuer à croître.

 

Dans l’immédiat, c’est un sérum qu’il faut administrer au grand malade et un vaccin aux patients toujours impatients.!

 

La première injection serait un vaccin aux « patients ». Il contiendrait une substance qui obligerait la victime à accepter le filtrage avant l’accès aux urgences. L’accès ne pouvant se faire sans l’accord préalable d’une plateforme téléphonique et numérique par le biais du service des secours. Il faut savoir admettre que l’urgence sous-entend le mot « VITAL » !

 

Il faudrait réhumaniser les urgences. Le constat affirmé de Madame BUZYN quand elle ose dire : « Je ne veux plus qu'il y ait des gens sur des brancards » ! D’après certaines statistiques, environ 20 % des patients qui vont aux urgences sont hospitalisés et ceci nécessitent donc qu’un lit soit attribué à la victime. Mais des lits disponibles… Il n’y en a pas ! Et de ce simple fait, les « malades » dorment sur un brancard !

 

Une autre mesure consisterait à faire des services d’urgences des lieux d’innovation tant pour les « patients » que pour les équipes médicales. D’abord revoir la communication directe soit par simple affichage dans la salle des attentes longues, pénibles, fastidieuses, anxiogènes, pour les « accompagnants » le statut de la personne prise en charge : « La personne a bien été prise en charge par le service. Son état est en cours d’évaluation. Composez le numéro qui s’affiche sous cet écran pour de plus amples renseignements et de l’évolution. » Soit par l’intelligence artificielle et une mise en relation avec les objets connectés qui offriraient la possibilité d’un suivi en temps réel.

 

L’innovation passe aussi par une plus grande formation des paramédicaux qui œuvrent dans le service des urgences : Pratiquer des examens simples mais sécurisés sur site en biologie…

 

Je ne suis pas un Diafoirus pour la circonstance. Je ne suis pas un prescripteur de médicaments.

 

Je voudrais – quel vœu, mon bon Monsieur ! – que l’on essaie de traiter par l’intelligence naturelle – le bon sens - ce fléau de notre système de santé.

 

L’URGENCE, comme son nom l’indique, n’est pas le lieu de soins des petits bobos, des rhumes, des toussotements… qui évite le paiement de l’acte médical à un toubib.

 

Oui, je suis pour l’instauration du paiement de l’acte médical quand l’urgence n’est pas établie !

 

Oui, je suis pour la mise en place d’un filtrage systématique avant l’accès aux urgences par le biais du personnel de secours en relation directe avec un central urgentiste pour déterminer l’état de gravité de la victime. Les premiers examens pouvant être réalisés sur place (tension, électrocardiogramme… ) Dans le cas où « l’urgence » n’a pas été retenue, la victime sera conviée à se mettre en rapport avec un service de type « SOS Médecins », ou une maison médicale de proximité qui assure un service de garde.

 

En conclusion (partielle !), il n’y a pas que le pognon qui fait défaut mais surtout une prise de conscience et un état d’esprit à prendre en charge tant chez les patients que chez les urgentistes !

 

Développons les maisons de santé de proximité, les outils de communication, une plus grande formation aux personnels de premiers soins. 

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