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Publié par Delatte JM

Un rendez-vous d’initiative commune.

C’est certainement une déclinaison du R.I.C tant à l’affiche des jours et mois précédents ! Ces trois lettres qui ont engendré des débats et beaucoup d’ébats !

 

Il était intéressant de participer aux deux consultations citoyennes organisées par la Mairie de LIZY sur des thématiques très différentes.

Comme d’habitude, il avait plus de chaises que de participants… Sans commentaires !

 

La première recouvrait un problème de vitesse excessive, de chaussée dégradée et d’emprunt d’une voirie interdite à certains véhicules. Il s’agissait d’une pétition rédigée par les riverains de l’Avenue Gambetta. Le procureur général – un habitant de cette avenue - fit un réquisitoire où la mise en cause de la Mairie semblait évidente. Je crois qu’il faut savoir nuancer l’accusation publique.

J’ai habité pendant bien des années le dix de cette avenue. Mes parents y avaient fait construire le pavillon qui fut la première construction neuve des lieux. Cette zone était un marais ! Il est vrai que la résistance du terrain n’est pas à toute épreuve. Les années ont passé et les terrains ont abrité de nouvelles constructions avec le sacro-saint problème du stationnement qui s’y est greffé !

La pétition ne portait pas exclusivement sur la problématique du stationnement mais sur des dégradations de voirie importantes occasionnées par une circulation active et intempestive « qu’empruntent » car, camion (malgré des panneaux d’interdiction !) et véhicules légers qui cherchent à éviter la zone tampon du carrefour de la gare tout comme l’éventuel contrôle pipette… Photos à l’appui, il était indéniable de réfuter les faits. Il faut relativiser cette « dégradation » de la voirie où l’élevage de poules n’est pas encore d’actualité ! La chaussée se lézarde… Ce terrain n’est autre qu’un ancien marais ! Il est acquis que bien des travaux seraient à envisager sur nos voiries communales mais… le budget communal n’est pas en mesure de financer ce type de réfection. Cette détérioration de la voirie semblerait être la conséquence d’un flux accru de circulation que les riverains dénoncent sans vergogne. Des cars, des camions empruntent cette voie alors même qu’une signalétique leur interdit le passage ! A ce trafic s’ajoute des véhicules légers qui prennent cet axe pour un contournement… en cas de contrôle ballon ou autre ! La vitesse constatée y serait excessive. Une réflexion – logique – d’un résident entraine une remarque de civisme de bon aloi : « Un bras d’honneur » !

Un constat est cependant fait par les personnes présentes : « L’absence de tout contrôle par les autorités » ! Où est la police municipale ? Où sont les gendarmes ?

 

La verbalisation serait un des moyens efficaces pour enrayer ce mal vivre.

Des « pistes » ont été prônées : « Un panneau de sens interdit sauf riverains au croisement de la route de Mary et de l’avenue Gambetta – Des ralentisseurs (qui seront refusés par la Préfecture…) – des chicanes type bacs à fleurs en guise de rétrécissement de chaussée aux entrées et au milieu de l’avenue »…

 

De mon humble avis, une boîte de Pandore s’ouvre.

 

La Mairie a-t-elle pour vocation à traiter un cas spécifique particulier en intérêt général ? J’en doute ! D’autres pétitions fleuriront et engendreront plus de passion que de raison. L’idée du court terme en réduisant l’accès par des chicanes ou des bacs fleurs pourrait accroître la dangerosité sans pour autant interdire l’accès de la voie aux véhicules légers.  Une profonde réflexion devra être entreprise en constituant, par exemple, une commission de travail mixte (riverains, adjoints concernés, personnes externes) pour trouver une solution pérenne sans ouvrir une boîte de Pandore.

 

La Cour n’a pas rendu son verdict. Le jugement est mis en délibéré !

 

La seconde recouvrait l’opportunité de créer, dans des espaces définis par la Mairie, aux H.L.M, des jardins type « familiaux, communautaires, partagés… » en mode associatif ou collectif. Ce projet semble être porté par Monsieur Grégoire CORTOT.

Bien des espaces verts existent et pourraient, pour l’occasion, servir de lieu d’échange de culture par la découverte du jardinage et de produire à des fins non commerciales ses propres fleurs, ses propres légumes. Sur les conseils avisés de Maître Guillaume GOUJON, le clone bio ou conventionnel de Stéphane MARIE, l’idée de réaliser des jardins de type suspendus (pas une copie de ceux de Babylone !) pourrait être une excellente solution tant pour les petits que pour les grands. A partir de palettes à recycler, des bacs sur pieds de différentes dimensions, de différentes hauteurs serviraient de table d’opérations pour les plantations (j’ai omis les transplantations !).

Ceux-ci, faciles à réaliser avec l’appui des bonnes volontés et de personnes motivées, permettraient de cultiver sans l’appoint d’outils mécaniques polluants et bruyants (type motoculteur…) diverses plantations. Des ateliers « pédagogiques » pourraient être entrepris pour un jeune public scolaire.

 

La solution n’est pas figée ! Si des adultes souhaitaient créer de véritables parcelles à cultiver, il n’y aurait pas d’antinomie à exploiter ces deux modes.

 

Cependant, lors de la création officielle de l’association (un cadre juridique est une obligation !), les statuts devront bien préciser qu’il ne s’agit nullement d’un jardin avec des parcelles privatives, d’un lieu de pique-nique, d’un endroit festif pour l’usage du BBQ. Il en sera de même pour le droit d’implanter un éventuel « abri de jardin » !

 

Rien n’est arrêté à l’heure actuelle. Une réunion préparatoire de la découverte des sites serait envisagée en fin de semaine 22.

 

Voici, en quelques lignes, l’analyse et la synthèse de cette première consultation civique.

 

Bonne lecture.

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