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Publié par Delatte JM

Ma dernière séance, mes prochaines séquences !

Dans la dernière séance du GRAND DEBAT NATIONAL de LIZY-SUR-OURCQ à laquelle je participais, nous n’avons pas eu le temps nécessaire à consacrer à un point que je qualifierai de CAPITAL : Notre CITOYENNETE en matière de DROIT de vote ou plutôt de DEVOIR de voter ! Avec un sujet qui m’est cher depuis des années : le vote BLANC !

 

NON ! Le « vote BLANC » n’est pas le premier poste !

 

Je crois qu’il ne faut pas confondre le vote « blanc » et « l’abstention » ! Celle-ci est la forme la plus utilisée dans toutes les consultations électorales. Elle est devenue – et oh combien je le déplore – le premier poste et distance largement les candidat(e)s en lice.

 

Reprenons les résultats de 1er tour de la Présidentielle 2017 :

 

 

Nombre de voix

En %

Des INSCRITS

En %

Des EXPRIMES

INSCRITS 

47.582.183

 

 

VOTANTS (1)

37.003.728

 

 

ABSTENTIONS

10.578.455

22.24 %

 

 

 

 

 

BLANCS (2)

659.997

1.38 %

 

NULS (2)

289.337

0.61 %

 

 

 

 

 

EXPRIMES (1 – 2)

36.054.394

75.77 %

 

 

 

 

 

MACRON

8.656.346

18.19 %

24.01 %

LE PEN

7.678.491

16.14 %

21.30 %

FILLON

7.212.915

15.16 %

20.01 %

MELENCHON

7.059.951

14.84 %

19.58 %

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce cas de figure, on constate que l’ABSTENTION est devenue le 1er parti de France ! Elle prend la place de challenger ! C’est l’expression du camp des « foutistes » et des irrespectueux de la citoyenneté, des innombrables gueulards et glapisseurs de cris d’orfraie, des anarchistes en tout genre, des contestataires sans solution à offrir… Le premier candidat déclaré arrive avec un retard de presque 2 millions de voix !

 

 

 

 

Le vote BLANC n’a rien à voir avec l’abstention :

 

Dans le large panel offert par les politiciens à son choix, aucun(e) ou aucun des candidat(e)s pourrait le représenter (c’est une élection REPRESENTATIVE !) Il VOTE cependant et assume son devoir de citoyen.

 

MAIS, notre système électoral ne prend pas en compte dans les suffrages EXPRIMES ce non-choix partisan. Il n’est « qu’isolé » des bulletins « nuls ».

 

Si le vote blanc avait été reconnu, voici la physionomie du scrutin :

 

 

Nombre de voix

En %

Des INSCRITS

En %

Des EXPRIMES

INSCRITS 

47.582.183

 

 

ABSTENTIONS

10.578.455

22.23 %

 

 

 

 

 

VOTANTS (1)

37.003.728

 

 

BLANCS (1)

659.997

1.38 %

 

 

 

 

 

NULS (2)

289.337

0.61 %

 

 

 

 

 

EXPRIMES (1 – 2)

37.374.388

78.55 %

 

 

 

 

 

MACRON

8.656.346

18.19 %

23.16 %

LE PEN

7.678.491

16.14 %

20.54 %

FILLON

7.212.915

15.16 %

19.30 %

MELENCHON

7.059.951

14.84 %

18.89 %

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans ce cas de figure, les suffrages BLANCS ont été ajoutés aux votants car ils sont considérés comme un vote normal. Seuls, les bulletins NULS sont défalqués pour obtenir le total des suffrages EXPRIMES.

 

L’incidence sur le résultat final de chaque candidat(e) est peu significative MAIS il y a reconnaissance d’un vote comme les autres sans avoir choisi un(e) candidat(e).

 

Le candidat MACRON aurait obtenu (vote blanc inclus) 23.16 % des suffrages exprimés contre 24.01 % dans le système actuel.

 

Ceci serait un pas vers davantage de reconnaissance de l’acte citoyen mais ne constituera pas la panacée universelle pour faire revenir le citoyen à l’urne !

 

Si l’on se référait par rapport aux INSCRITS, les images des candidat(e)s se trouveraient encore davantage abimée : Être retenu avec un score de 18 % pour le tirage suivant montre à quel point le désintérêt est grand envers la classe politique ! A aucun moment l’élu(e) ne pourra se réclamer d’être le « représentant » de TOUS LES FRANÇAIS ! Il ne sera que le mandataire désigné par celles et ceux qui lui ont accordé leur suffrage !  Hélas, la politique politicienne use et abuse de cette affirmation ! C’est dans toutes les élections !

 

FAUDRA-T-IL INSTITUER le critère de la « MAJORITE QUALIFIEE » ?

 

On appelle majorité qualifiée la condition minimum nécessaire dans un système électoral pour qu'un vote soit acquis (désignation des participant(e)s pour le tour suivant).


Elle est définie soit par un pourcentage des suffrages exprimés, préalablement fixé par le règlement de l'élection, soit par une pondération du suffrage exprimé par chaque membre du corps électoral, selon des critères préalablement définis.

 

Exemples : 70% au moins des inscrits doivent avoir voté - Nombre minimum de 30 % des suffrages exprimés…

 

Ce système n’est pas applicable dans nos institutions à moins d’accepter de faire autant de tour pour que les deux premier(e)s puissent participer au tour suivant ! Merci !

 

FAUDRA-T-IL INSTITUER l’OBLIGATION du VOTE ?

 

La contrainte, même financière, n’aura AUCUN effet sur l’attitude de la personne. Seule une prise de conscience de ce qu’est la CITOYENNETE dans une DEMOCRATIE pourrait le faire car bien des personnes semblent avoir oublié que parmi les leurs, certains ont donné leur vie pour obtenir le droit de vote !

Oui, c’est un droit acquis et un devoir à respecter.

Ce n’est pas non plus une solution à envisager : L’obligation n’a rien de démocratique !

 

ALORS QUE FAIRE ?

 

Je n’ai pas de solution miracle tirée d’un chapeau ! Le constat est pourtant EDIFIANT : Nos concitoyens semblent, en grande partie, se fichtre de nos institutions devenues des camps retranchés pour l’exercice de leur pré carré réservé ! Ils se désintéressent de la vie institutionnelle qui nous entoure au seul fait « qu’il serait tous pourris » ! La « démocratie représentative » - elle représente qui d’ailleurs ? - n’attire plus sauf les inconditionnels ! La remplacer par une « démocratie dite participative » ? Comment ? Instaurer des « comités citoyens de circonscription » ? De quelles manières les « inclure » dans le dispositif existant sans créer de nouvelles charges ?

 

Je crois qu’il ne faut pas se leurrer ! Que l’on réduise le nombre d’élus nationaux dans les deux chambres ne fera pas le retour aux urnes ! Peut-être redéfinir les compétences des représentants. Elles sont trop diluées !

 

A titre purement personnel, je ne crois pas au retour du vote préférentiel, du vote d’adhésion. Le mauvais pli a été pris : On vote par défaut surtout au tour décisif !

 

CEPENDANT : Ne pourrait-on pas apporter une correction à l’adage : « Il faut donner une large majorité au gagnant » !

 

Voyons au niveau des dernières élections législatives où le parti du président élu est largement majoritaire

 

Résultat du second tour du 18 juin 2017 :

 

 

Nombre

% Inscrits

% Exprimés

Inscrits

47 293 103

 

 

Abstentions

27 128 488

57,36

 

Votants

20 164 615

42,64

 

Blancs

1 409 784

2,98

 

Nuls

578 765

1,22

 

Exprimés

18 176 066

38,43

 

 

 

 

 

LA REPUBLIQUE en Marche

7 826 245

16,55

43,06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si je reprends les données de ce tableau en TENANT COMPTE DU VOTE BLANC, on a :

        

 

Nombre

% Inscrits

% Exprimés

Inscrits

47 293 103

 

 

Abstentions

27 128 488

57,36

 

Votants (1)

20 164 615

42,64

 

Blancs (2)

1 409 784

2,98

 

Nuls (3)

578 765

1,22

 

Exprimés (1 + 2 – 3)

19 585 850

41,41

 

 

 

 

 

LA REPUBLIQUE en Marche

7 826 245

16,55

39,96

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si on appliquait à ce score la différence entre le score théorique établi et celui ayant servi à l’élection du Président (chef de parti) au 1er tour, on obtiendrait un nombre de suffrages exprimés ramené de :

((39.96 – 23.16) * 7 826 245) = 1 314 809 soit 6 511 436.

 

Cette « correction » aurait pour effet de diminuer le nombre d’élu(e)s sous cette étiquette (en gros une diminution d’une cinquantaine de sièges soit de 306 à 250) et de rétablir une certaine image de la représentation nationale. Pour compléter la chose… On pourrait y associer dans ce calcul les formations qui ont milité pour le gagnant ! Peut-être que cette « sanction » contraindra les formations politiques à davantage d’ouverture, de dialogue, de transparence.

 

Dans cet exemple de mode de répartition de sièges, je n’ai pas fait intervenir une seule dose de proportionnalité. Quel dosage ? Comment l'appliquer ? Retour aux coalitions d'un vote ?

 

Je reste convaincu – sachez que j’accepterai volontiers de me tromper ! – que RIEN ne changera dans le mode de l’élection.

 

Le parti au pouvoir (et ce dans toutes les élections) préférera conserver ce mode d’élection qui le favorisera tant que le citoyen ne franchira pas le Rubicon pour rejeter le vote par défaut qui fait l’apanage des élus et aller vers l’adhésion où conviction et sincérité seront les mots-clés ! Le changement ? Ce n’est pas pour DEMAIN !

 

Les futures élections européennes se présentent sous la forme d’un vrai faux référendum :

 

Etes vous pour ou contre l’Europe ! De quelle Europe parle-t-on ? La mienne ? La tienne ?

 

Alors à quand la nôtre ?

 

 

 

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