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Le billet de J.M DELATTE

Et chez vous, des « doléances » ?

30 Janvier 2019 , Rédigé par Delatte JM Publié dans #Grand débat ?

Et chez vous, des « doléances » ?

Déjà, le mot « doléance » n’était pas le mot à utiliser au 21ème siècle ! Je sais que d’aucuns exultent en s’imaginant recréer une « révolution » ! Oh les mecs, vous n’allez pas remonter le coupe-cigare sur la place de la Révolution (La Concorde aujourd’hui) ! Vous voulez décapiter le Président, les députés, les sénateurs, en un mot toutes celles et ceux qui se trouvent en-travers de vos errances ! Oui ce mot « doléance » est plein de connotations : gémissement, jérémiade, lamentation, plainte. Je le remplacerai, pour mon confort intellectuel, par espérance ! Si beaucoup sont dans la désespérance aujourd’hui, il faut être honnête avec soi-même pour reconnaître que ce cancer nous habite depuis bien des décennies hélas ! Les métastases se sont propagées lamentablement faute d’un traitement de fond qu’aucun Diafoirus n’a osé proscrire ! Une cuti, quelques scarifications, et hop le « malade » se sent mieux ! La rechute, un vaccin et hop ça va mieux !

Mais maintenant, c’est un mal profond qui s’est emparé du corps et de la tête ! Ce n’est plus un cancer qui nous mine petit à petit mais un profond malaise intérieur qui peut faire du malade atteint une véritable bombe incontrôlable !

 

Le SAMU gouvernemental s’est vite senti dépassé par les événements ! Une grande partie du corps était recouverte par des boutons jaunes ! Face à cette invasion, à laquelle s’est mêlée des pustules contaminantes, et ce malgré la présence abondante d’anticorps, les médecins de garde n’ont pas pu enrayer cette maladie qui s’est propagée comme une trainée de poudre de semaine en semaine.

Le médecin-chef d’un célèbre hôpital parisien a bien essayé de circonscrire la maladie en injectant plus de 10 milliards d’unités de streptomycine ! Rien n’y a fait et aujourd’hui le malade est encore au stade végétatif du mal qui le ronge…

 

Le malaise est autant physique que psychique. Et quand les langues se délient, elles prononcent toutes la même phrase : « Et notre pouvoir d’achat ? » Et voici la ritournelle :

« Ils n’augmentent pas nos salaires, nos pensions ne sont plus indexées, nos points ne sont plus que des « bons points à l’effigie de notre ministère, de notre collectivité, et ils nous piquent encore un peu plus de taxes ! Ah les vaches, ils n’ont pas nos problèmes dès le 15 du mois ! »

 

La poursuite de cette complainte (de la butte de DOUE… Je suis briard !) vous la connaissez : « Prenons l’argent où il se trouve ! Chez les RUPINS ! » J’ai failli écrire RUFFIN en pensant au rédacteur en chef - qu’il est d’ailleurs - du canard FAKIR qui souvent marche à côté des clous ! Je ne suis pas des plus téméraires et n’irai pas à la pêche aux Caïmans en jouant le flibustier comme Johnny DEPP dans Pirate des Caraïbes. Et vlan, ils redéterrent l’ISF devenu aujourd’hui l’acronyme de « l’Impôt Sans Fortune » ! Il ne rapportait plus que 5 milliards € !

Rien à côté des autres recettes de BERCY : TVA = 188,7 milliards , IRPP = 77,6 milliards (impôt sur le revenu payé par 17 millions de contribuables pour 37,4 millions de foyers fiscaux !), IS (Impôt société) = 66 milliards

 

« Et avec tout ce pognon, qu’en font-ils ? » Extrait d’une question pour un champion ?

 

Depuis des décennies les entrepôts de Bercy (ex-halle aux vins !) installés dès 18ème siècle, à l'extérieur de la barrière d'octroi de la Rapée, permettaient aux vins de ne pas être soumis à l'octroi. Mais les époques ont changé ! Bercy ne s’enivre plus avec le pinard mais avec la taille, la dîme et la gabelle resuscités ! Eh oui, des impôts à la place d’un pot ! C’est moins convivial mais que ferait l’Etat nation sans pognon ?

Je fais un bond en avant, je change de siècle, je parodie Anne ROUMANOFF : « Les services publics, ça ne veut pas dire AU service DU public, ça veut dire payé PAR le public ! » La réponse est éclatante : Les impôts financent, entre autres, les services publics ! Peut-être y aurait-il des pistes pour des économies d’échelle à redistribuer sous d’autres formes !

 

Je me souviens d’avoir survolé à 10.000 m l’émission d’HANOUNA avec l’égérie du Président, lady Marlène à la conquête des gaulois réfractaires. Des propositions avaient été actées à l’unanimité par les téléspectateurs, dont une : « La TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité »

Je vais sauter à pieds joints dans la gamelle appelée potion magique : Mais c’est quoi un produit de première nécessité ? Des produits alimentaires de base ? Lesquels ? L’eau ? Le gaz ? L’électricité ? Comment peut-on croire que cette mesure redonnera du pouvoir d’achat aux gens « pauvres » ? Avec quels critères ? Va-t-on instituer une « carte de nécessiteux » à présenter aux commerçants ? Les friqués utilisent aussi des produits de première nécessité ! Ils ne font pas tous leurs courses chez FAUCHON ! Alors comment mettre cette mesure éventuelle en adéquation ? Merci de m’adresser un mel ! Je serai moins ignorant !

 

La chose à laquelle je tiens le plus ? La démocratie participative car le constat est là, récurent, les « politiques, les horlogers de St Paul, les donneurs de leçon, les arrivistes, les conseillers de cabinets occultes… » n’ont plus l’audience ! Peut-être faudrait-il partager - un peu seulement – de démocratie dite représentative (les seuils sont de plus en plus bas lors des élections !) avec celle qui se voudrait participative et non un boulet ! Je reviendrai sur ce point de vue personnel.

 

Bon, je crois avoir encore suffisamment de munitions pour continuer à noircir du papier. Je reviendrai (je l’ai déjà fait sur le site du Grand débat) sur des points spécifiques dans des éditions futures... proches !

Oui, j’ai pris des libertés mais quand on m’offre la possibilité de m’exprimer, je le fais volontiers !

 

J’ai un simple constat à faire : Le « cahier de doléances » mis à la disposition du public par la Mairie de LIZY sur OURCQ est vierge ! Les Lizéennes et Lizéens auraient-ils oubliés qu’ils ont la PAROLE !

Tout baigne... C'est super ! 

 

Je vais reprendre, en première page, de ce cahier encore vierge, ce sublime poème appris à l’école :

 

« Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom…

…Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté. »

Paul Eluard (Poésie et vérité – 1942)

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