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DELATTE Jean Michel

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LIZY sur OURCQ ? Aujourd’hui, les 30 piteuses !

LIZY sur OURCQ ? Aujourd’hui, les 30 piteuses !

J’ai lu, avec beaucoup d’attention, l’article du journal « LA MARNE », dans son édition du 3 mai dernier, consacré aux 43.7 % de logements « sociaux » dans cette bourgade du nord de la Brie devenue transparente et oubliée ! Le fâcheux redécoupage des cantons a été fatal à ce chef-lieu de canton et à ses 21 communes. Il ne reste que la strate communautaire pour signer un semblant de rassemblement ! Et encore…

Ai-je exagéré la situation en parlant de 30 piteuses en opposition aux 30 glorieuses ? Non, car lizéen dans l’âme et de longue date, j’ai baigné – tout comme Gérard d’ailleurs – dans un village épanoui où tout le monde se côtoyait – en général à l’exception d’une certaine bourgeoisie socio-professionnelle… - dans un centre-ville qui méritait vraiment cette appellation. Que de commerces ! C’était comme à la « Samar » … On trouvait tout à LIZY ! Nul besoin d’aller à MEAUX ou LA FERTE ! Tout, tout, tout vous aviez tout à LIZY !

Peu ou prou de commerces succursalistes si ce n’est que le « RADAR » (à la place de la pharmacie du Canal) et l’UC qui remplaçaient la « COOP », le « FAMILO », le « COMPTOIR FRANÇAIS », les disparus des années glorieuses !

Et puis, petit à petit, d’année en année, la situation s’est dégradée ! Bien des commerces tant de bouche que généraliste ont fermé leur pas de porte. Deux raisons expliqueraient (je reste prudent sur ce constat redondant. Lire ou relire article du ) ce phénomène dévastateur :

D’abord, le vieillissement inéluctable du tissu commercial où les enfants (et j’en fais partie) non pas « repris » le flambeau familial. Et puis, les mœurs – les nôtres - de la consommation ont évoluées : L’ère du culte de la grande surface fêtait son avènement ! On allait au CARREFOUR de CLAYE déjà ! L’arrivée du petit mousquetaire, au chemin noir (prédestination ?) a bouleversé l’équilibre entre centre-ville et périphérie. L’attrait du commerce multi-services dans un seul espace a contribué à la fermeture progressive des commerces du centre-ville ! On ne se bat pas contre les « mousquetaires » ! Les armes ne sont pas égales ! C’était du David contre Goliath !

De ce constat amer – mais sans amertume – les pas de portes ont été livrés à quelques « marchands de sommeil improvisés » qui se sont empressés de restructurer les bâtisses en multiples appartements plus ou moins accueillants ! Un exemple parmi d’autres : Dans la cour de la rue Magu que nous partagions avec le principal intéressé, Monsieur LORINE, l’ensemble (atelier et maison) a été reconditionné en 9 appartements ! Une gageure !

Cet engouement hâtif d’un « investissement pierre » par une catégorie professionnelle éloignée de la sienne et qui n’avait rien du « marchand (classique) de biens… ou de maux » a eu pour effet de générer un afflux de population extérieure à notre esprit rural, un véritable appel d’air !

Et pour cerise sur le gâteau, pendant la mandature de Jean Marie FINOT (1977 – 1995), sa municipalité devait opter pour la reprise de cette grande bâtisse mais les héritiers de la famille sont allés à la concurrence pour la démolition pure et simple de la maison MARSAUX à l’escalier tourné véritable chef d’œuvre et de son parc afin d’y construire les « premiers logements sociaux » (97 logements – 5 locaux dits commerciaux – et 117 places de parking en sous-sol). Aujourd’hui, il est un peu tard pour engager une réflexion critique sur ce projet ! Les faits sont largement consommés ! Hélas ! De mon humble avis, il eût été préférable de conserver cette bâtisse et en faire la mairie et les annexes en siège de plusieurs associations avec un parking tout dédié en plein centre-ville ! Passons ! Mais, l’opération de construction ne s’arrête pas là ! Profitant de l’aubaine et de l’engouement d’une population citadine et urbaine voulant venir « vivre » à la campagne : La « bergerie » (lieu de distraction favori des garnements de Lizy) se vit transformée en locaux d’habitation ! Tout comme le furent les anciens entrepôts Aubine (Locaux de Mr MALHOMME dit Jojo) dans la côte d’Echampeu. La « Maladrerie », route des platanes, clôtura le cycle ! Provisoire ?

Tant et si bien qu’à LIZY, jamais vous n’avez manqué d’habitations ! En plus des « marchands de sommeil », il y a 5 bailleurs sociaux avec un catalogue conséquent :

  • LOGIVAM (espace Marsaux) : 97 logements + 117 places de parking
  • OPH 77 : 7 logements
  • 3 Moulins Habitat : 458 logements
  • Logements Franciliens : 23 logements
  • OPAC de l’OISE : 10 logements + 12 pavillons

LIZY s’est transformé en cité « dortoir » !

La population issue de la petite couronne, en particulier, a investi les lieux car le prix des loyers est moins exorbitant qu’ailleurs. Ceci a entrainé un « faux communautarisme » car le « vrai » n’aurait pas pu être partagé par le « briard » de souche ! Que de rumeurs ont circulé sur l’action de JF COPE qui aurait incité celles et ceux qui ne pouvaient plus habiter « Beauval » ou « Collinet » à venir à LIZY !

LIZY s’est paupérisé. Plus de la moitié de ses habitants ne paye pas d’impôt ! La conséquence est immédiate sur le budget municipal ! Pas de rentrées, pas de dépenses d’investissements !

 

Dans l’article de la Marne, il est sous-entendu que les difficultés lizéennes se situeraient dès l’année 2000, au moment où la population s’est accrue. Le seuil des 3.000 habitants a été franchi en 1990 sous la mandature de Monsieur WEHREL et c’est à partir de cet instant que le « mal être lizéen » s’est installé ! Oui mal être car l’économie lizéenne commençait à péricliter. Sans chercher à raviver des « passions », sachez que le site de Mary de l’imprimerie Jean DIDIER, entré en production en 1989, a largement contribué à faire plonger le groupe dans le rouge ! 2 milliards de Francs d’endettement ! Le groupe était tenu à bras le corps par le pool bancaire. Il était nécessaire de trouver un repreneur ! Et ce fut le canadien QUEBECOR qui se porta acquéreur de l’ensemble en 1995 ! Vous connaissez la suite !

LIZY se trouve face au déclinisme ! Une activité économique locale en berne conjuguée à un afflux mal maitrisé de « dormeurs » (imposé bien des fois par la Préfecture) sont les « gênes » du mal être lizéen et de cette image dégradée d’un ex chef-lieu de canton.

Pour y pallier, la cité endormie a été retenue dans le cadre gouvernemental du projet AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) en juin 2014. 54 projets de revitalisation ont été votés pour des villes de moins de 10.000 habitants. Mais en quoi consistait ce vaste programme ?

Il avait pour fondement de :

  • Limiter l’étalement urbain (Nouveau PLU plus restrictif ?)
  • Redynamiser l’offre de commerces (mission impossible !)
  • Créer des équipements et services adaptés aux besoins des habitants (ils foutent le camp !)
  • Relancer les activités encours (lesquelles ?)
  • Rénover ou réaliser des logements. (NON ! Merci nous avons donné !)

Bien des études ont été menées pour RIEN car, en 2017, l’aveu est formulé par le Conseil Municipal qui renonce – faute de compétences – à ce projet. Celui-ci serait « repris » par la Communauté de Communes du Pays de l’Ourcq sur invitation de la Préfecture.

En a-t-elle la compétence ?

Aujourd’hui, dans le cadre d’une éventuelle réhabilitation du centre-bourg (on ne parle pas de redynamisation) portant sur un regroupement (souhaité, je le dis) de communes pour LIZY, MARY, OCQUERRE une étude à deux échelons s’est concrétisée par un questionnaire portant sur le « commerce local » (ou ce qu’il en reste…) et la mobilité, transports.

 

J’ai lu et relu ce questionnaire avant de le remplir. Cependant, je dois avouer que les questions posées sont loin d’être pertinentes !

Un exemple ?

« Dans la liste suivante, quels sont les produits dont vous ne parvenez pas à vous procurer (grandes surfaces comprises) :

  • Pains / pâtisseries (2 boulangeries/pâtisseries en ville + 2 points G.S) !
  • Viandes / Charcuteries ! Intermarché et Carrefour Market…
  • Fruits et légumes ! Intermarché et Carrefour Market…
  • Poissons / Crustacés ! Intermarché + marché du vendredi !

Aujourd’hui l’offre de produits dépasse la demande. Que vous ne trouviez pas votre marque préférée en grande distribution, je le comprends mais, à priori, on trouve tout même le superflu ! Dire que l’organisation des grandes surfaces est géniale, loin s’en faut ! C’est plus de « bordel » dans les allées en matière de rempotage ! Je ne sais pas si le plan d’évacuation des lieux serait conforme avec toutes ces palettes dans les zones de circulation ! Deux poids et deux mesures !

Je m’étais longuement entretenu sur ce blog avec mon article du 02 Mars 2017 (Si Lizy m’était conté ).

Rien n’a changé, rien ne changera ! Lizy se meurt ! Triste constat !

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À propos

Delatte JM

Ni rebelle, ni godillot, je voudrais que ce blog soit celui de la liberté de la parole, dans le respect élémentaire de la civilité, de la tolérance et le lieu d'échange dans la confrontation d'idées.
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