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DELATTE Jean Michel

L'ouverture d'esprit favorise le dialogue... Ne joue pas les contempteurs de l'actualité... Apprécie l'écriture... Évite - si possible - les attaques personnelles... Très extraverti de nature ! Page FACEBOOK qui n'est pas un "relais" !

Ah ! Si Lizy m’était conté !

Ah ! Si Lizy m’était conté !Ah ! Si Lizy m’était conté !

L’article paru dans « La Marne » de ce jour a réveillé ma mémoire.

Qu’en est-il du commerce lizéen du centre-bourg en 2017 ? Grande interrogation qui émeut autant notre municipalité que nos élus de la Communauté de Communes du Pays de l’Ourcq. Que faire pour – éventuellement – redonner la convivialité à l’artère principale d’un centre-bourg qui a été laissé aux « marchands de sommeil » ! Ce n’est pas une forme de procès en sorcellerie car, hélas, voici des lustres que le commerce lizéen a périclité !

Si Jean-Pierre (notre Paillot, il était défenseur au CAL comme son homonyme lyonnais) est le gardien de l’image du temple Lizéen, je me permettrai, sans vouloir jouer le maître de conférences, apporter mes « souvenirs » gravés et engrangés dans ma mémoire avant qu’elle ne me fasse défaut !

Je suis né au 19, rue Jean Jaurès dans cette belle demeure qui, plus tard, fut la maison de Michel CHAVATTE, maire de Lizy de 1966 à 1977. Mon grand-père paternel, Abel, était le premier adjoint.

Mes grands-parents maternels (DELAMARRE) – garage du Marché – tenaient au 16, rue Jean Jaurès, la première station-service « ESSO ». Quant à mes grands-parents paternels, ils tenaient, avec mon père, au 33 rue Jean Jaurès, un magasin de « Nouveautés ».

L’histoire de cette grande rue, la rue Jean Jaurès, je la connais de fond en comble. J’y ai passé une grande partie de ma jeunesse. Je pourrais vous citer les familles qui ont exercé un commerce dans ce centre-ville, maison par maison !

Je pense pouvoir vous offrir, lors des journées du Patrimoine, en partenariat avec Jean Pierre la résurrection de cette artère qui n’a pas eu de veine sous la forme d’une exposition « Rétrospectives de notre vie lizéenne au 20ème siècle ».

Pour en revenir à nos moutons (avec ou sans Panurge !), un vaste projet de revitalisation du centre-bourg a été entériné par les services de l’état. Les grands incompétents de l’administration territoriale !

QUEL EST DONC CE PROJET ?

Pour certains, ce serait la construction d’un éco-quartier (rien à voir avec le centre bourg !). Pour d’autres, un coup de peinture aux façades décrépies de plusieurs maisons du centre-ville. Alors, où se situe la REALITE ? Cette question a été posée en janvier 2017, par Arnaud ROUSSEAU, lors d’un conseil communautaire : « Revenant sur le projet centre-bourg, M. ROUSSEAU indique que plusieurs questions se posent : que souhaite la Ville de Lizy-sur-Ourcq, souveraine sur son territoire ? Combien coûte le projet ? Qui le financera ? Et quel est ce projet, qui n’a jamais fait l’objet d’une concertation ? » Tout est résumé ! Merci Arnaud !

Des dépenses semblent avoir été engagées pour un « audit de faisabilité ». Etaient-elles nécessaire ? Essayons d’analyser le pourquoi de cette désertification du centre-bourg et plus particulièrement de l’artère commerciale qu’était la rue Jean Jaurès.

Le premier facteur a été l’attitude du consommateur envers le commerce local. Le développement de la voiture individuelle et la curiosité ont poussé le consommateur potentiel à se rendre à CLAYE SOUILLY pour faire ses emplettes à CARREFOUR. Puis, ceci est passé dans l’ordre établi. LIZY n’a pas échappé à l’emprise de la grande distribution. RADAR s’était installé place du marché et INTER plantait son décor au chemin noir. Qui pouvait engager la « lutte des prix » ? Personne. Oui, nous sommes, en partie, les fautifs de cette désertification annoncée, il faut le dire et l’assumer ! L’époque mutait !

Le second tient à la structure et à la nature propre du commerce lizéen. Les familles de commerçants occupaient leur immeuble. Le rez de chaussée servait de local commercial et les étages d’habitation principale. Cette population a pris de l’âge et peu d’enfants se sont laissés convaincre de reprendre le flambeau familial quand la grande surface pointait son nez ! Les commerces en furent les victimes collatérales immédiates ! Les immeubles ont été vendus – ou bradés - pour être transformés en locaux d’habitation pas toujours salubres ! Autre facteur lié à ce phénomène : Les « nouveaux arrivés » et occupants n’étaient pas des ruraux dans l’âme. LIZY devenait, au fur et à mesure, LEUR cité dortoir ! La création de logements sociaux – bien au-delà du seuil obligatoire !) n’a fait qu’appauvrir la vie lizéenne.

Le troisième est un changement profond de mentalité de la population suite à cette mixité quelque peu subie. Où sont passés les anciens, les Lizéens de souche ? J’en rencontre de temps à autre mais beaucoup ont fermé leur parapluie ! Les « nouveaux » ? La vie lizéenne du centre-ville, ses commerces, ils s’en foutent… La grande distribution satisfait leurs besoins ! Ils exigeront davantage de choses dans les domaines de la vie courante en ruralité : plus d’espaces de loisirs, plus de crèches, plus de terrains de sports…

Je ne voudrais pas être ringard mais la vie lizéenne en 2017 n’est nullement comparable à celle de nos jeunes années… Le bon temps du commerce lizéen décrit par Jean Pierre ? C’est du passé et l’histoire ne se réécrit pas !

Lizy n’est plus le chef-lieu de canton. Les services publics disparaîtront dans les années futures. La perception ? Mutée ! La vie économique ne retrouvera jamais son niveau d’antan (Ferro, sucrerie, Madeira, Didier… etc.).

Ce projet – que je ne connais pas dans sa nature mais que j’imagine – n’a pas de raison d’être car il ne correspondra nullement à une réalité bien triste : Lizy s’endort, Lizy se meurt ! Rien ne pourra le réveiller ou le sortir de sa tombe ! La rue Jean Jaurès ne sera jamais plus une rue de centre bourg attractif. Ouvrons les yeux !

Ne gaspillez pas l’argent du contribuable pour un projet utopique ! Vous les Lizéens de souche siégeant au Conseil Municipal, opposez-vous à ce projet irréalisable, retoquez-le ! Pourquoi laisser la Communauté de communes prendre votre place (M. CHESNE indique que le Président a reçu un courrier du Préfet de Seine-et-Marne, demandant que la Communauté de communes assure désormais le pilotage du projet de revitalisation du Centre-Bourg.) Vous avez des gênes, alors conservez les pour faire autre chose !

Arrière-petit-fils, fils de commerçants, Lizéens dans l’âme, je le déplore mais il est trop tard pour vouloir réveiller LIZY ! Croyez bien que je suis triste !

Aidons celles et ceux qui acceptent encore de se battre, de se débattre pour qu’un semblant de commerce et de services de proximité demeurent en centre-ville.

J’ouvre une parenthèse vite refermée : « Nicolle, toi la petite fille de primeurs de la rue des écoles et du marché, tu situes le nœud de ce problème de désertification en 1964… lors du changement de place du marché… » Non, je me permets de te rappeler qu’en 1964, le Maire Jean LAIRE (fin de mandat en 1966) n’avait pas touché à l’institution. La place du marché avec sa halle couverte abritait moult commerçants dont les tiens. J’accepte la contradiction si je me suis planté !

Oui, Nicolle, je te rejoins quand le journaliste écrit : « Elle compte sur la bonne volonté pour faire bouger les choses. C’est un dossier difficile. On voudrait bien faire mais comment, avec qui, avec quoi ? »

Je reprends l’ordre : Vous voudriez bien faire mais QUOI, avec QUI et COMMENT !

Organiser des réunions publiques pour INFORMER et RECUEILLIR l’avis des personnes. Je suis preneur ! 

La COMMUNICATION avant TOUT ! La TRANSPARENCE !

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À propos

Delatte JM

Ni rebelle, ni godillot, je voudrais que ce blog soit celui de la liberté de la parole, dans le respect élémentaire de la civilité, de la tolérance et le lieu d'échange dans la confrontation d'idées.
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